Une équipe de la NBA à Montréal : fiction ou réalité ?

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Tout comme moi, vous avez certainement grimacé lorsque vous avez lu la chronique dans La Presse+ qui dressait le portrait et « l’anti-portrait » de Montréal comme une ville de sport professionnel.

Évidemment, à ce stade-ci, vous vous doutez certainement de mes convictions à l’égard de Montréal, une métropole que je considère comme un marché enviable et dont les conditions sont idéales pour accueillir d’autres sports professionnels. Certes, notre bassin de population est inférieur en taille si l’on se compare avec des grandes villes américaines comme Chicago, New York et Philadelphie, qui dois-je vous le préciser, peuvent assister à un match de hockey, de football, de baseball, de basketball et de soccer, et ce, dans une seule et même ville.

Je sais, après le bleu-blanc-rouge de la LNH, on a le soccer de la MLS, le football de la LCF et le hockey de la LAH (à Laval, je triche), mais j’attends encore impatiemment le retour du Baseball majeur et l’arrivée de la NBA à Montréal. Pour le dossier du baseball, j’en parlais récemment en marge de la traditionnelle visite des Blue Jays de Toronto, le groupe mené par Stephen Bronfman est solide et à mon humble avis, c’est une question de temps.

Maintenant, parlons basketball. Honnêtement, je ne m’appuie pas sur des chiffres, mais plutôt sur un momentum. Pensez-y, les Raptors de Toronto ont attiré près de 250 000 téléspectateurs sur les ondes de RDS pour le match 7 en demi-finale d’Association de l’Est contre les Sixers de Philadephie. Le tir victorieux de Kahwi Leonard a fait le tour de la planète et depuis ce temps, j’ai l’intuition que cette magie que nous avons vécue pourrait se transposer à Montréal de manière permanente. On est loin de la coupe aux lèvres, mais quand on y pense, le Centre Bell est l’amphithéâtre parfait pour accueillir une franchise de la NBA. Il y a quelques mois, plus de 20 000 mordus de basketball se sont déplacés au Centre Bell pour une rencontre hors-concours des Raptors de Toronto dans la cadre d’une tournée nationale de la NBA, avouez que ça fait rêver! Maintenant à un match de rejoindre les Warriors de Golden State en grande finale, les Raptors et le mouvement #WeTheNorth pourraient continuer à étendre leur empreinte à travers le pays et il est temps pour Montréal de prendre sa place.

Il y a quelques jours, l’homme d’affaires Michael Fortier qui pilote le dossier pour attirer une équipe de la NBA à Montréal était au micro de Mario Langlois sur les ondes du 98,5fm, disons que le timing était bien choisi pour faire la lumière sur ce projet, et je le précise, on parle d’un projet. Selon les propos recueillis par nos amis chez COGECO Nouvelles, un investisseur est déjà connu et il s’agit du grand patron de GardaWorld, Stéphan Crétier, qui serait prêt à investir la rondelette somme de 200M$ (US) dans cette aventure. Pas banal me direz-vous, mais alors que le groupe mené par M. Fortier se trouve présentement à l’étape du montage financier, plusieurs pas devront être franchis avant de célébrer le premier tir du centre-ville d’une équipe de la NBA à Montréal.

Pensons aux marchés en compétition avec Montréal, Seattle qui rêve d’un retour dans la NBA, Las Vegas qui nage dans l’argent et l’état de la Caroline qui mange, dort et rêve au basketball. De plus, je ne me souviens pas avoir lu ou entendu le commissaire de la NBA Adam Silver parler ouvertement d’une expansion dans sa Ligue qui est pourtant en grande santé financière. Dans le rayon des bonnes nouvelles, le grand patron de Maple Leafs Sports & Entertainment (MLSE) et le président du conseil d’administration de la NBA, Larry Tanenbaum, est favorable à l’ajout d’une équipe à Montréal. Pourquoi ? C’est simple, une rivalité comme Montréal-Toronto, anime les passions, voire les émotions, et ça c’est toujours bon pour les affaires dans le sport professionnel.

Bref, attendons avant de penser aux couleurs et aux noms de notre future équipe montréalaise de la NBA, mais je suis optimiste à un tel scénario dans quelques années. Après tout, Montréal est bien plus que la ville d’une seule équipe !

Serge Vallières