Montréal fête le 50e anniversaire des Expos

Crédit photo : Marque Finale

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C’est devant pas moins de 46 984 spectateurs en deux soirs (la 3e meilleure foule du Baseball majeur pour le match du lundi) que les Blue Jays de Toronto et les Brewers de Milwaukee ont partagé les honneurs de la courte série de deux matchs. Au terme de cette 6e édition consécutive de la fin du camp d’entraînement des Blue Jays à Montréal, les promoteurs de l’événement peuvent se dire mission accomplie.

Dans le haut de la 7e manche, tout juste après l’interprétation du non moins célèbre Take me out to the ball game, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante, sur l’avenir du Baseball majeur à Montréal. Lorsque questionnée sur le passage des Jays dans la ville aux cent clochers, la mairesse s’est dit « emballée par l’ambiance qui régnait et touchée par l’énergie des spectateurs présents dans le Big O ».

En référence à l’annonce récente des discussions entre Devimco et Claridge sur le Bassin Peel, la mairesse a confié aux journalistes sur place qu’elle voyait « d’un très bon oeil que les différents groupes intéressés par ce site de choix travaillent ensemble pour penser à un projet qui va bien s’insérer dans le modèle de Montréal ».

Madame Plante en rajoute : « Le rôle de la Ville dans le projet est d’être capable, en amont, de faire en sorte que ce soit bon pour l’économie, bon au niveau de l’acceptabilité social et bon au niveau de l’intégration du tissu urbain. C’est ça le rôle de la Ville, de s’assurer que ce projet atterrisse, et qu’il atterrisse bien. »

Par rapport au droit de préemption de la Ville de Montréal sur le terrain Bassin Peel, Madame Plante a déclaré que « le droit de préemption est un outil dont la Ville s’est dotée pour pouvoir réfléchir sur la planification urbaine. Avec un super projet pour la Ville, avec ou sans stade, on va le laisser aller. »

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VALÉRIE PLANTE

« On ne nous demande pas l’impossible! »

Sur la question du financement, pour le moment, Madame Plante se réjouit que le promoteur actuel ne demande pas un sous. La Ville va plutôt les soutenir, les aider à faire atterrir ce projet avec les outils dont elle dispose, sans demander au montréalais directement de l’argent. Dans ces mots, pour le moment : « On ne nous demande pas l’impossible! »

Bien que les montages financiers peuvent évoluer, elle pense avoir été très claire, mais à savoir que si on nous demandait de l’argent pour la construction d’un stade, qu’elle allait poser la question au Montréalais et aux Montréalaises. « Mais jusqu’à maintenant, les promoteurs ont indiqué que ce n’était pas du tout ce qu’ils recherchaient, et c’est pour cette raison que je suis rassurée! » déclare-t’elle en terminant l’entrevue.

Benoit Beauchemin